Brésil, Monde, États-Unis, Syrie, France et République Démocratique du Congo.
Brésil : La COP 30 s’est ouverte ce lundi, dans un climat assombri
C’est ce lundi 10 novembre à Belem (Brésil) que la COP 30 (Conference Of the Parties) s’est ouverte, comme chaque année en novembre, pour veiller au maintien et à l’amplification des efforts internationaux pour faire face au réchauffement climatique. « Les gouvernements qui ne parviennent pas à passer à une économie à faible émission de carbone seront tenus responsables des famines et des conflits à l’étranger, et seront confrontés à la stagnation et à une inflation croissante chez eux », assène Simon Stiell, le responsable du climat de l’ONU, repris dans les colonnes du Guardian. Un sommet préparé en amont, qui semble vouloir mettre « l’action collective » au premier plan, même si les États-Unis et l’Inde n’y participeront pas, explique Le Monde dans un article du 8 novembre.
Et le journal, 10 ans après le prometteur accord de Paris, ne cache pas le constat d’échec : « Le secrétaire général des Nations unies voit dans le dépassement du seuil le plus ambitieux de l’accord de Paris une « faillite morale » collective, que les peuples subiront ». Des peuples qui ont souhaité le rappeler aux dirigeants présents à Belem, où des protestataires issus des communautés autochtones brésiliennes ont manifesté ce mardi en forçant les barrages pour exposer leurs revendications eux décisionnaires (Courrier International).
États-Unis : Trump reçoit le chef de l’État syrien Ahmed al-Charaa à la Maison-Blanche
« Le nouveau dirigeant syrien rencontre le président qui a supervisé l’assassinat de son ancien patron », écrit Roger Cohen dans les colonnes du New York Times à propos de la toute première rencontre entre Donald Trump et Ahmed al-Charaa à Washington ce lundi. « Je l’aime bien ; je m’entends bien avec lui », a déclaré Donald Trump lors de la rencontre. Une phrase qu’il n’aurait certainement pas prononcé 6 ans auparavant, lorsqu’il avait ordonné l’assassinat d’Abou Bakr al-Baghdadi, l’homme fort de Daech et patron d’al-Charaa, à l’époque djihadiste.
Et pour cause, les temps ont changé. « La Syrie a rejoint la mission dirigée par les États-Unis pour défaire l’État islamique », explique le Wall Street Journal, ce qui « ouvre la voie à une coopération plus étendue » entre les deux pays, en plus de discussions pour rétablir des canaux diplomatiques entre Damas et Washington. Donald Trump semble même voir plus loin, en suggérant qu’Ahmed al-Charaa « rejoigne les accords d’Abraham » (Al-Jazeera), signés en 2020 par les Émirats Arabes Unis et Barheïn pour normaliser leurs relations avec Israël. Cependant, l’État hébreu bombarde toujours le territoire syrien.
France : Un procès majeur pour les crimes commis en RDC
« Le procès de l’ex-rebelle congolais Roger Lumbala, poursuivi notamment pour complicité de crimes contre l’humanité, s’ouvre mercredi 12 novembre à Paris », annonce France 24. La cour d’assises de Paris l’accuse d’avoir perpétré de nombreux crimes contre des civils congolais au début des années 2000, alors que la RDC subissait une deuxième guerre civile. « Il encourt un verdict de réclusion criminelle à perpétuité, avec les témoignages attendus de dizaines de victimes », explique Ouest-France, alors que l’homme est déjà emprisonné en France depuis 2020. La justice française s’appuie notamment sur un rapport accablant des Nations unies qui avance que les opérations meurtrières dont Roger Lumbala, chef du groupe rebelle Rassemblement des Congolais démocrates-National (RCD-N), était partie prenante, avaient pour but de « mettre la main sur les ressources naturelles » de plusieurs régions du pays, ajoute le journal.
Le site d’information congolais Actualite.cd relate que, malgré les chefs d’accusation qui pèsent sur lui, « Roger Lumbala conteste la légitimité de la Cour qui selon lui, n’est pas informée de la situation réelle du pays ». Le site rappelle néanmoins la gravité des faits qui lui sont reprochés : « Il est accusé de complicité de crimes contre l’humanité, notamment de meurtres, de tortures, de viols, de réductions en esclavage et de pillages ».
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