Iran, Groenland, Europe, États-Unis et Singapour.
Iran : Une répression d’une violence inouïe
Un mouvement de contestation de très grande ampleur a cours en Iran depuis la fin du mois de décembre dernier. D’une lutte contre la vie chère, il s’est transformé en protestation politique contre le régime des mollahs. Et a entraîné une répression sans précédent. « Au moins 2677 personnes ont été tuées », écrit Le Monde ce jeudi, reprenant des chiffres de l’ONG Human Rights Activists News Agency. Dans un éditorial à L’Humanité, le grand reporter Pierre Barbancey rappelle l’essence du mouvement : « Il s’agit d’un cri pour les droits humains. L’exigence d’un peuple à vivre libre, de jeunes qui veulent décider de leur avenir sans contraintes, de femmes qui ne veulent plus qu’on leur impose le voile, de travailleurs qui voudraient ne pas avoir à multiplier les petits boulots pour arriver à boucler les fins de mois ».
Et au milieu de cela, certaines puissances cherchent à s’immiscer dans le mouvement et à en tirer partie. En même temps qu’avoir ordonné l’évacuation de personnel militaire basé au Qatar, comme l’explique The Guardian, Donald Trump aurait été informé que les exécutions de manifestants se seraient interrompues. Les États-Unis continuent de maintenir la pression sur l’Iran, sous couvert de soutien aux manifestants, alors que les pays de la région « auraient dissuadé les États-Unis d’intervenir et ont averti que cela pourrait déclencher une »guerre à grande échelle » », écrit le quotidien britannique.
Groenland : Les européens en première ligne
« La réunion de Washington n’a pas permis de combler le fossé entre les alliés de l’OTAN », rapporte The Guardian, après la rencontre entre les ministres des affaires étrangères danois et groenlandais avec des officiels étasuniens mercredi dernier. Donald Trump avait en effet réitéré sa volonté de « conquérir » le Groenland, que cela plaise au Danemark ou non. « Dans un signe de soutien européen, la France, l’Allemagne et la Norvège ont tous annoncé qu’ils fourniront des troupes à une force dirigée par le Danemark » pour la protection du Groenland, poursuit le journal.
« L’Espagne est ouverte à l’idée de rejoindre la mission militaire européenne au Groenland », titre quant à lui le quotidien espagnol El País ce jeudi, rappelant que « pour l’instant, au moins sept pays européens alliés » ont répondu présent à l’appel du Danemark pour la réalisation d’exercices militaires autour de l’île. L’Espagne est elle aussi préoccupée par les menaces d’atteinte à la souveraineté danoise de Washington.
« M. Trump et ses principaux conseillers n’ont pas exclu d’utiliser la force pour s’emparer du Groenland, territoire danois, une mesure qui, même selon certains républicains au Congrès, constituerait une rupture catastrophique des alliances américaines », alerte de son côté le New York Times, qui pointe en sous-texte le basculement du monde occidental dans un nouveau rapport de force, cette fois-ci interne.
Singapour : Le leader de l’opposition Pritam Singh déchu de son poste
Le premier ministre singapourien Lawrence Wong « a démis de ses fonctions Pritam Singh, chef du Parti des travailleurs, en tant que chef de l’opposition », écrit The Straits Times jeudi 15 janvier. M. Singh était la figure de proue de l’opposition sociale-démocrate au parti au pouvoir depuis l’indépendance de la cité-État, le People’s Action Party (PAP). Selon un article de The Diplomat, « le mois dernier, la Haute Cour a confirmé la condamnation de Pritam Singh pour avoir menti devant une commission parlementaire dans le cadre d’une affaire impliquant un ancien député de son parti ». Il est à noter que Pritam Singh a été le premier chef officiel de l’opposition à Singapour en 2020.
« Suite à l’annonce du Premier ministre Wong le 15 janvier, les analystes ont déclaré s’attendre à ce que le Parti des travailleurs ne prenne pas de décision précipitée » pour désigner un nouveau leader, relate The Business Times.
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