Italie, États-Unis, Iran et Corée du Nord.
Italie : Giorgia Meloni subit une cuisante défaite à son référendum
« Les Italiens ont rejeté à 53,8 % la réforme judiciaire proposée par la cheffe du gouvernement », écrit Mediapart ce lundi. En effet, la cheffe de file de l’extrême-droite italienne, au pouvoir depuis 2022, avait convoqué ses concitoyens aux urnes afin de trancher sur une réforme du système judiciaire particulièrement controversée, qui visait à renforcer le pouvoir du gouvernement sur l’institution. « L’initiative de Mme Meloni, dirigeante de droite radicale, issue du néofascisme, a été perçue par ses opposants comme procédant d’une tentative de refermer la parenthèse républicaine ouverte après 1945, en affaiblissant un contre-pouvoir jugé essentiel », développe Le Monde, qui explique que le débat s’est avant tout porté « sur des principes », plus que sur la forme.
Le média en ligne italien Linkiesta souligne le caractère majeur d’une telle défaite pour Giorgia Meloni : « La victoire du « non » constitue un fait politique qui ébranle les certitudes de la droite et prive la Première ministre de cette aura d’invincibilité qui semblait acquise : elle n’a plus l’Italie à sa merci. »
Guerre en Iran : Donald Trump parle de discussions, Téhéran nie
« Deux jours seulement après avoir donné quarante-huit heures à l’Iran pour rouvrir le détroit d’Ormuz sous peine de “frapper et raser leurs centrales énergétiques”, Donald Trump a annoncé lundi 23 mars, à quelques heures de l’expiration de l’ultimatum, un report de ces frappes “pour une période de cinq jours” », annonce Courrier International ce mardi. Un revirement typique du personnage, qui a aussi évoqué « des réunions et discussions en cours » pour mettre fin au conflit au Moyen-Orient.
Cependant, l’Iran a dénié toutes négociations, comme le révèle le New York Times : « L’Iran a publiquement démenti que des négociations étaient en cours, le président du Parlement iranien s’étant exprimé sur les réseaux sociaux pour qualifier ces informations de « fake news » ». Il semblerait, toujours selon le journal, que Donald Trump chercherait plutôt à tirer partie des bombardements menés par son pays et par Israël en Iran pour amener le pays à négocier.
Toujours est-il que les frappes régionales continuent de la part de Tel-Aviv, dont tout indique qu’elle « souhaite occuper la région frontalière » du sud du Liban « jusqu’à la signature d’un accord de paix et le désarmement du Hezbollah », allié de l’Iran, écrit L’Orient-Le Jour.
Corée du Nord : Kim Jong-un réélu sans surprise
« Kim Jong-un a été réélu par l’organe législatif de la Corée du Nord à la présidence de la Commission des affaires d’État, le poste le plus élevé du pouvoir », annonce Le Monde ce lundi. Cette élection suit le scrutin législatif du 15 mars dernier, qui avait vu un taux de participation de quasiment 100 %.
Le journal sud-coréen Hankyoreh a noté dans le discours de politique générale du leader de Pyongyang la persistance de l’hostilité à l’égard de la Corée du Sud, décrite comme « l’entité la plus hostile », en excluant « toute possibilité de dialogue avec elle ». Cependant, le journal souligne que Kim Jong-un « a laissé la porte ouverte au dialogue avec Washington ». Par ailleurs, le dictateur nord-coréen n’est pas passé à côté des bouleversements géopolitiques induits par le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, déclarant ainsi vouloir délaisser « la coutume d’une diplomatie ajustée aux critères et aux standards bien vieillis et maintenus depuis le passé » (Yonhap).
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