Après son élection à la tête du Parti libéral, le faisant accéder au poste de premier ministre du Canada, Mark Carney s’est retrouvé face à une situation internationale volatile, avec une féroce offensive économique et tarifaire venant des États-Unis de Trump comme principal problème. Une situation qui semble néanmoins lui être bénéfique dans les sondages en prévision de l’élection du 28 avril prochain…

Le nouveau premier ministre libéral du Canada et ancien banquier Mark Carney, qui avait succédé à Justin Trudeau le 14 mars dernier, vient d’annoncer la tenue de nouvelles élections fédérales ce dimanche, qui auront lieu le 28 avril prochain.
Cette élection survient alors que le Canada est sous la pression des États-Unis de Donald Trump, notamment sur la question des droits de douane, qui s’élèvent depuis le 4 mars dernier à 25 % sur l’ensemble des marchandises importées du Canada aux États-Unis. Mark Carney a déjà réagi à ces salves de Trump en appliquant le même taux sur les productions étasuniennes entrant dans son pays.
C’est dans ce contexte que la popularité des libéraux canadiens, en berne il y a encore quelques semaines, est subitement remontée lors de l’accession au pouvoir de Carney, les plaçant en tête des intentions de vote, devant les conservateurs de Pierre Poilievre, jusque là grands favoris d’un éventuel scrutin. Selon La Presse, le Parti libéral pourrait même former un gouvernement majoritaire. Le même journal affirme que Mark Carney est pour une grande majorité des Canadiens le mieux placé pour faire face à Donald Trump, expliquant que « la guerre commerciale et les salves de Donald Trump auraient suscité une vague de fierté et de nationalisme canadien ».
Mark Carney a déjà entamé une tournée en Europe, plus précisément en France et au Royaume-Uni, dans l’objectif de trouver des partenaires face à la guerre économique initiée par Trump. Néanmoins, ces visites sont davantage un instrument diplomatique symbolique utilisé par Carney pour montrer aux États-Unis que le Canada n’est pas isolé face à eux. En effet, plusieurs journaux, dont le New York Times, pointent le fait que le Canada ne peut pas entièrement se passer des États-Unis, surtout sur le plan économique, puisqu’ils sont le premier partenaire commercial du pays, bien avant l’Union Européenne.
Sur le plan national, des voix discordantes se font également sentir sur la politique menée par Mark Carney à l’approche des élections, à commencer par le leader du NPD (social-démocrate) Jagmeet Singh, qui a déclaré que le premier ministre avait « trouvé le temps d’aller en Europe, de proposer une baisse d’impôt pour les millionnaires » mais qu’il « n’avait rien fait pour les travailleurs qui ont perdu leur travail dans ce pays ». Enfin, comme le NPD, le Parti conservateur se pose en défenseur des travailleurs Canadiens et espère obtenir un gouvernement à l’issue des élections, même si cette configuration n’est à l’heure actuelle pas du tout transcrite dans les sondages.
Sources :
https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2149123/mark-carney-declenchement-elections
https://www.ledevoir.com/politique/canada/858409/opposition-organise-barrer-route-mark-carney?
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