
Deuxième étape du voyage : Copenhague, capitale du Danemark, du 18 au 20 mai.
Gare d’arrivée : Copenhague H.
Le Musée national du Danemark : L’Histoire et les histoires
Le musée national du Danemark est situé à proximité du palais de Christiansborg, siège du parlement (Folketing). Y sont exposés près de 2 millions d’artefacts historiques, de la préhistoire aux années 2000, selon une progression par étages. Fait intéressant, le musée a également choisi, outre le récit de l’histoire classique du Danemark, d’exposer les vestiges de la vie quotidienne des danois, depuis le XVIIème siècle. S’écrit ainsi au fil de la visite l’histoire culturelle, politique et sociale du petit pays scandinave.
Nous avons commencé notre visite par la période médiévale, fortement influencée par la religion, le catholicisme à l’époque. En effet, la réforme protestante (luthérienne) n’intervient au Danemark qu’à partir du XVIème siècle. Outre les créations et les objets religieux, que l’on trouve à foison, sont également exposés des artefacts impressionnants : mousquets, tenue de chevalier, statues de bois, intérieur reconstitué d’un domicile bourgeois d’Aalborg.

La visite se poursuit avec l’exposition « Stories of Denmark 1660-2000 », qui retrace la vie quotidienne de la société danoise depuis le XVIIème siècle. Des éléments de culture et de politique y sont intégrés : structure de la société à l’époque de la monarchie absolue, libéralisation dans la seconde moitié du XXème siècle, objets du quotidien, intérieur d’appartement des années 1970, etc. Tout est fait pour que l’on soit immergé dans « les histoires » qui racontent comment le Danemark s’est transformé au fil de quatre siècles.
C’est ainsi un musée très complet que nous trouvons là. Nous n’avons d’ailleurs pas pu explorer toutes les expositions présentées, notamment les collections temporaires, ayant un temps limité.
Copenhague à pieds : de Nyhavn à la Petite sirène
La meilleure façon de découvrir une ville est de la parcourir à pieds. Copenhague n’y fait pas exception. Du port de Nyhavn à la statue de la Petite sirène, Le Courrier des Mondes vous dévoile les pépites de la capitale danoise.
Nous commençons par le célèbre port de Nyhavn (« nouveau port » en danois), une des images typiques de Copenhague, qui se trouve en centre-ville, à quelques pas du palais royal d’Amalienborg. Développé autour d’une longue darse, il se compose de nombreuses maisons datant du XVIIème siècle, de cafés et de restaurants vantant le « hygge » danois et de voiliers de pêche. Avec un temps très ensoleillé ce jour-là, la visite du port fut très agréable.

Si l’on poursuit un peu plus au nord, on tombe sur le palais d’Amalienborg, résidence de la famille royale danoise, qui entoure une grande place où se déroule tous les jours à midi la relève de la garde. Un évènement que les touristes ne manquent pas. Semblables à leurs homologues britanniques, les gardes danois ne portent cependant pas un habit rouge, lui préférant le noir. Néanmoins, eux aussi sont coiffés d’une toque.
Plus au nord encore, nous nous rendons au Kastellet de Copenhague, là où se trouve, sur les rives du Hønsebroløbet, canal de navigation principal de la ville, la statue très célèbre de la Petite sirène. Issue de l’univers de l’écrivain danois Hans Christian Andersen, c’est l’une des attractions les plus populaires de Copenhague.

Tout près de là se trouve le Kastellet, où est située une caserne de l’armée danoise et un mémorial consacré aux « activités danoises à l’étranger » (pour la faire courte, les opérations militaires) après 1945. Nous nous trouvons en effet dans une zone de la capitale fortement dédiée à l’histoire militaire du pays, un parc rendant hommage aux grandes figures de la résistance nationale au nazisme se trouvant à quelques mètres de là.
Le Kastellet, érigé en 1662, est une citadelle qui consiste en des « remparts » (grandes butes herbeuses) découpés en étoile (pentagone) autour de divers bâtiments appartenant au ministère de la défense, raison pour laquelle on trouve des soldats en faction à son entrée. On y trouve également un moulin à vent traditionnel et plusieurs anciens canons disposés le long du chemin de ronde. C’est l’une des forteresses les mieux préservées d’Europe du Nord. Elle intègre la ligne de défense de Copenhague, qui fait le tour de la ville.

Amager Strand : Coucher de soleil sur l’Øresund
En étant à Copenhague, on ne pouvait pas manquer de voir la mer. Et quoi de mieux que de se rendre en métro jusqu’à Amager Strand à 40 minutes du centre-ville, pour profiter d’une superbe vue sur l’Øresund ?
L’Øresund est le détroit qui sépare le Danemark de la Suède. Il a donné son nom au pont qui le traverse, ouvrage exceptionnel composé d’un tunnel et d’un pont qui s’érige à mi-parcours à partir d’une île artificielle.

Mis en service en 2000, le pont a été conçu par l’architecte danois Georg Rotne et possède l’un des plus longs tabliers suspendus par haubans au monde. Il comprend une autoroute ainsi qu’une ligne ferroviaire, où passe l’Øresundståg, que nous avons emprunté ce matin pour nous rendre en Suède depuis la gare de Copenhague.

Amager est en fait une île au sud-est de Copenhague qui abrite l’aéroport. Amager Strand est quant à lui le quartier de la plage, desservi par la ligne 2 du métro. Nous avons pu admirer le coucher de soleil sur la jetée, soleil qui se couche à l’opposé de la mer mais dont le spectacle fut tout autant splendide.
L’île est aussi un lieu important de la production d’énergie éolienne. Nous avons ainsi dénombré pas moins d’une douzaine d’installations, en mer et sur terre. Le Danemark est en effet le 9ème pays producteur d’énergie éolienne de l’Union européenne (chiffres de 2024).
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